Avec Cinq, Carrousel livre un nouvel album moderne et audacieux, résolument tourné vers l’avant. Comme un souffle frais, les douze chansons, intenses et surprenantes, séduisent. Le duo continue d’explorer l’énergie d’une pop ample et rythmée, portée par des mélodies élégantes. Avec poésie, les textes suggèrent des sentiments, des moments de vie, des souvenirs à la mélancolie heureuse. Un album lumineux, comme une invitation à s’évader et à laisser les émotions faire le reste.

Depuis ce matin d’été où leurs chemins se croisent dans le sud de la France, Sophie Burande et Léonard Gogniat ne se quittent plus. C’est de cette rencontre musicale improbable que Carrousel voit le jour. En 2010, le duo sort son premier album Tandem et enchaîne les concerts à un rythme soutenu. Un succès grandissant qui finit par les convaincre de se consacrer entièrement à leur musique. Nous sommes alors en 2012, l’année de la sortie de leur deuxième album En équilibre. Vient ensuite L’euphorie, enregistré en 2014 à Paris avec J-L Piérot (Bashung, Daho), et Filigrane en 2017, un album qui rencontre un joli succès avec plus de 3 millions de streams sur les plateformes numériques.

Puis, la pandémie bouleverse tout. Le duo en profite pour écrire et enregistrer : « Nous avions prévu de prendre du temps pour travailler sur de nouvelles chansons, mais nous n’avions pas imaginé que nous passerions cette période de composition et d’écriture enfermés à la maison. Nous avons dû adapter notre processus créatif, c'était parfois rock'n'roll à concilier avec la vie de famille. Nous avons beaucoup enregistré pendant que nos enfants dormaient dans la pièce à côté ».

« La façon d’écrire des chansons a beaucoup évolué depuis nos débuts. Je suis désormais plus attirée par les textes et les mélodies, alors que Léonard apporte ses idées pour la composition et l’arrangement » raconte Sophie, dont la voix se remarque plus présente et plus émotionnelle. « Dans la production, nous avons intégré de nouvelles sonorités, des sons et des rythmiques électroniques » ajoute Léonard. Une évolution musicale dans un registre pop moderne et léger, où le style de Carrousel reste toujours reconnaissable à la première écoute grâce aux deux voix qui se répondent, se complètent, se surprennent. Le duo a collaboré avec Mathieu Friz pour les arrangements et les claviers, ainsi qu’avec différents musiciens qui ont enregistré à distance, éloignés des studios par la pandémie. Le mixage a ensuite été réalisé par le Zürichois Lars Christen, l’un des meilleurs ingénieurs du son de la nouvelle génération.

« Nous écrivons avant tout sur des thèmes qui nous touchent, la vie des gens, leurs sentiments, leurs relations, leurs peurs et leur rêves" confie Léonard. Avec Voilà, l'album s'ouvre sur une chanson intense et dynamique : « ce titre pose la question de la timidité, de l'affirmation de soi dans ses rapports aux autres et aborde la quête d'identité.

Le vertige, c'est un appel à ouvrir grands les bras à la vie, ce besoin d'émotions fortes qui nous font nous sentir vivants », explique Sophie. Derrière La distance se cache une expérience personnelle : « Quelqu'un m’a envoyé une photo de moi, que je ne connaissais pas, je devais avoir cinq ans, je ne sais même pas à quelle occasion elle a été prise.

Cette chanson raconte ces années oubliées et les souvenirs qui nous rattrapent un jour ou l’autre. « La vie sauvage a été inspirée par l’image des animaux sauvages aperçus dans les villes devenues silencieuses pendant le confinement. » D'autres thèmes comme l'écologie (De l'autre côté), la parentalité (Tous les deux) ou les histoires d'amour (Comme hier, Sur la vague) viennent élargir l'horizon du disque.

Groupe de scène avant tout avec près de 750 concerts, Carrousel livre ici un album qui promet de grands concerts remplis d'énergie et d’émotions, comme une invitation à s’évader, à chanter et à danser. La nouvelle tournée commence en septembre. Vivement !